• Prisca

Le regard d'Eliane Koller


Eliane Koller au 9ème FIFO 2012

Eliane Koller a grandit entre l’Allemagne, le Koweit et l’Angleterre. Pendant ses études en Ethnologie elle développe sa passion pour l’audiovisuel et se spécialise dans la réalisation de films documentaires. Puis elle crée la société Oxossifilm a Hambourg. Au sein de cette entreprise, elle produit et réalise plusieurs oeuvres primées, du court-métrage au documentaire. Depuis 2006 elle vit et travaille a Tahiti.

Son dernier film documentaire, ‘Ma famille adoptée’, a gagné le Prix spécial du Jury au FIFO 2012.

Eliane est vice-présidente de l’Association Tahitienne des Professionnels de l’Audiovisuel (ATPA).


Pour voir l'interview d'Eliane Koller, c'est ICI.


Heimata, la maman de Tomy dans le film "Ma famille adoptée"

Aux antipodes de notre vieille Europe, au coeur du Pacifique, subsiste une tradition que les Polynésiens nomment Fa’a’amu. Elle consiste à partager son enfant avec d’autres parents. Près d’une centaine de couples débarquent à Tahiti chaque année en quête d’une maman biologique qui accepterait de leur confier ainsi son enfant. Certains trouvent rapidement le bébé espéré, d’autres repartent effondrés. Mais ces couples réalisent-ils vraiment ce que partager un enfant veut dire ? Marc et Nathalie, tous deux originaires de Bourgogne, ont déjà adopté Tomy et prennent la tradition polynésienne du Faa’amu très au sérieux. Ils ont promis à ses parents biologiques de revenir à Tahiti chaque année et ont tenu parole. De retour en Polynésie, ils sont prêts à prendre le temps qu’il faudra pour trouver leur second enfant. Le film raconte leur invraisemblable quête.


Pour voir des extraits du film, c'est ICI ou LA.



Ce documentaire reste encore aujourd'hui très controversé. Il a le mérite de filmer la quête des parents adoptants, ainsi que les parents qui ont confié leur premier enfant à cette famille. L'ensemble est très bien filmé et on ne peut resté indifférent devant l'émotion qui se dégage de ce film...

Toutefois, la vision de la tradition fa'a'amu reste parcellaire et fait apparaître la Polynésie comme un nouvel Eldorado pour des couples en mal d'enfant, qui vont chercher leur futur enfant au marché, à coup de cartes de visites distribuées çà et là... Le papa adoptant est très limite dans sa démarche insistante et parfois maladroite et condescendante (une familiarité qu'on a du mal à accepter en entrant dans le film) qui dessert la réputation des couples postulants, débarquant de plus en plus nombreux à Tahiti...

Il y avait tant d'autres choses à montrer et un autre exemple à partager... Dommage à mon sens... Je suis sortie de ce film profondément heurtée.

  • Interview Tetuanui
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  • Tetuanui
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© 2018 par Prisca Guillemette Artur